Zoom sur l’avancée des travaux d’allocation du stockage de carbone en grandes cultures

Zoom sur l’avancée des travaux d’allocation du stockage de carbone en grandes cultures

Agro-Transfert contribue depuis plusieurs mois, aux côtés du comité de rédaction du Label Bas-Carbone Grandes Cultures, à l’élaboration d’une méthode d’allocation du carbone et des émissions de GES entre les cultures d’une rotation. 

🎯 Objectif : proposer une méthode robuste, cohérente et partageable par l’ensemble des acteurs, afin de sécuriser les démarches bas carbone. 

Nous avons notamment apporté une première proposition structurante, qui a contribué aux travaux du collectif. 

Les résultats sont en phase de finalisation et devraient être publiés avant l’été. 

Pourquoi une telle méthode ? 

  • assurer une répartition juste des bénéfices carbone 
  • éviter le double comptage, point critique pour les financeurs de la transition 
  • renforcer la crédibilité et la pérennité des dispositifs bas carbone 

🤝 Nous sommes ouverts à la discussion et prêts à accompagner les acteurs qui souhaitent avancer sur ces questions et l’intégrer dans leurs chaîne de calculs avec nos outils. N’hésitez pas à nous contacter pour en échanger : j.lamerre@agro-transfert-rt.org  

Carbone des sols : vers des approches plus robustes et systémiques

Carbone des sols : vers des approches plus robustes et systémiques

Les enjeux liés à la santé des sols sont de plus en plus présents. Dans ce contexte, garantir une quantification fiable du stockage de carbone est essentiel.

Agro-Transfert, aux côtés de Ginger Burgeap et Auréa, dans le cadre des travaux menés pour la plateforme RECORD a contribué à proposer des recommandations méthodologiques pour garantir la robustesse scientifique de l’estimation du stockage de carbone dans les sols. Ces travaux ont été présentés en janvier lors du séminaire RECORD, puis début avril au colloque Soil CET à Rueil-Malmaison.

Ils rappellent deux messages clés :
👉 Bien qu’essentielle, la mesure directe des stocks de carbone du sol par analyse, ne suffit pas car très dépendante des conditions de réalisation. Elle est fiabilisée par l’usage d’outils de modélisation robustes tels que Simeos-AMG, par une gestion transparente des résultats et des incertitudes. L’évaluation du stock de carbone du sol doit être compatible avec les méthodes officielles de calcul du stockage / déstockage de carbone des projets de décarbonation des cultures, tel que le Label Bas Carbone.

👉 Le carbone seul ne suffit pas : se focaliser uniquement sur cet indicateur peut introduire des biais et masquer d’autres bénéfices essentiels. Une approche crédible et durable nécessite d’intégrer les co-bénéfices (sol, biodiversité, etc.) dans des logiques de rémunération agroécologique plus globales.

Ces travaux illustrent pleinement la nécessité d’une vision systémique, au cœur de nos approches et de nos outils, qui visent à produire des indicateurs scientifiques fiables, opérationnels et utiles pour les acteurs des filières.