Expériences de terrain innovantes en cultures et élevage

Les complémentarités cultures et élevage sont toutes les interactions directes (pâturage, prairies temporaires en rotation) et indirectes (récolte de fourrage, épandage) qu’il peut y avoir entre ateliers animaux, prairies et cultures.

Certains agriculteurs optimisent ces complémentarités au profit de leur système de production. 9 exemples locaux, regroupés en cinq thématiques, sous forme de fiches techniques illustrent la mise en place de ces pratiques :

  • Améliorer les propriétés des effluents et les transformer en de nouvelles sources de revenu : la méthanisation et le compostage ;
  • Echanger de la main d’œuvre, du travail ou des produits et coproduits entre exploitations : la méthanisation collective et la CUMA intégrale ;
  • Optimiser les surfaces agricoles en multipliant les usages : l’agroforesterie et le pâturage d’intercultures par des ovins ;
  • Optimiser la production de fourrages : les prairies temporaires et le séchoir en grange ;
  • Améliorer la gestion des adventices : l’allongement des rotations.

Ces fiches ont été produites dans le cadre du projet Complémentarités cultures et élevage, coordonné par Agro-Transfert avec le partenariat des Chambres d’Agriculture des Hauts-de-France, de l’Idèle et de l’INRA. Le projet a pour finalité de contribuer au maintien de l’élevage et d’une diversité d’exploitations en région via l’appui au développement de complémentarités entre ateliers au sein d’exploitations de polyculture-élevage et entre exploitations spécialisées.

En savoir plus sur le projet « Complémentarités cultures et élevage »

Expériences de terrain innovantes en cultures et élevage

Implantation des couverts végétaux…

Production de taillis pour la fourniture de bois énergie

Le Réseau de sites démonstrateurs IAR est un projet qui cherche à développer une filière locale de Taillis pour une valorisation énergétique. Ce projet rassemble différents partenaires dont AgroTransfert Ressources et Territoires, la Chambre d’Agriculture de l’Oise, l’union de coopératives COOPENERGIE, le CNPF Hauts de France et la coopérative UCAC qui peut fournir un débouché en bois énergie.

Les plantations de taillis à courte rotation (TCR) voire à très courte rotation (TTCR) sont des plantations denses d’essences forestières à croissance rapide qui grâce à des souches bourgeonnant à nouveau après chaque récolte permettent une coupe du taillis tous les 7 à 10 ans pour les TCR, tous les 3 ans pour les TTCR. Les plaquettes obtenues après broyage sont valorisées sur le marché de l’approvisionnement des chaudières biomasse.

Ce projet recherche ainsi des agriculteurs intéressés pour l’implantation de ces taillis. Elle s’adresse à des propriétaires ou exploitants disposant d’au moins 3 hectares à implanter et qui voudraient s’inscrire dans le long terme (contrat de 19 ans). L’intérêt de ce projet est de faire un test en grandeur nature sur l’ensemble de la filière.

Les Taillis sont considérés comme culture agricole et ainsi :
· pas d’obligation de compensation,
· pas de changement du statut de la terre,
· considéré comme des surfaces d’intérêt écologique (SIE) sous conditions.

Afin de vous informer sur les opportunités proposées, les partenaires du projet vous invitent à une demi journée d’informations le 13 juin prochain à partir de 9h dans les locaux de l’UCAC à Avrigny.

Cette matinée d’échanges s’appuiera sur les interventions de Lucile GODARD d’AgroTransfert Ressources et Territoires, François Xavier VALENGIN du CNPF Hauts de France, Benoit COUSIN de la Chambre d’agriculture de l’Oise et Cyril FLAMIN de COOPENERGIE. Nous aborderons ainsi la culture, la récolte, la valorisation économique des TCR et TTCR et la contractualisation avec la coopérative.
Les discussions pourront être engagées avec Denis GRISON, directeur de la coopérative UCAC.

Production de taillis pour la fourniture de bois énergie

Vos pratiques de gestion du chardon et du chiendent nous intéressent

Assises de la Bioéconomie

Après le pétrole, l’agriculture pour nous fournir en matériaux et en énergie ?

On sait très bien que les réserves de pétrole planétaires ne sont pas infinies et sont amenées à se tarir. En parallèle, à cause des émissions de gaz à effet de serre associées à la combustion du pétrole, il paraît essentiel de ne pas attendre l’épuisement des réserves pour agir.

Plus de pétrole… et alors ?

Il peut être difficile de réaliser à quel point l’humanité est dépendante des combustibles fossiles, et du pétrole en particulier. C’est tout d’abord le cas pour ses apports énergétiques : le pétrole occupe la première place dans le mix énergétique mondial devant… le charbon et le gaz.

Les énergies fossiles représentent une part écrasante
de notre approvisionnement énergétique. Crédit : Science Pop

 

Souvent, la discussion sur la transition énergétique se concentre sur la production d’électricité. Or, l’énergie ne se résume pas à l’électricité, où le pétrole ne joue qu’un rôle limité à l’échelle mondiale. Par contre dans les transports, qu’ils soient routiers, maritimes ou aériens, les dérivés du pétrole jouissent d’une totale suprématie, rendant possible tous les échanges commerciaux à la base de l’économie mondialisée.

Au-delà de l’énergie, de nombreux matériaux et substances courants sont dérivés du pétrole, issus de ce qu’on appelle la pétrochimie. Citons par exemple tous les plastiques, les textiles synthétiques, et de nombreux composés chimiques retrouvés dans les produits cosmétiques ou pharmaceutiques. Notons d’ailleurs que l’expression « produits chimiques » est un abus de langage désignant couramment les composés chimiques de synthèse ou artificiels, incluant ceux de la pétrochimie.

Parce que le pétrole est un élément central de nos modes de vie modernes, son déclin aura nécessairement des conséquences majeures sur tous les aspects de notre vie quotidienne. Ainsi, il serait avisé de les anticiper dans la mesure du possible. Afin de déterminer une feuille de route pour atteindre une réduction de 75% des émissions nationales d’ici 2050, le gouvernement français a lancé sa stratégie nationale bas carbone en 2015.

Les produits biosourcés comme alternatives… ?

Retrouvez cet article dans son intégralité sur le site EchoSciences Hauts-de-France

 

Après le pétrole, l’agriculture pour nous fournir en matériaux et en énergie ?