OAD : SIMEOS AMG

Simeos-AMG s’est doté dès juillet 2021 d’un moteur de calcul puissant, rapide, et commun à tous les outils utilisant Simeos-AMG, que des utilisateurs initiés ont déjà pu s’approprier dans une version « APIsée ».

Ce moteur API1 intègre la dernière version du modèle AMG (AMG V2) patiemment élaborée par les partenaires du Consortium AMG (INRAE, Agro-Transfert-RT, Arvalis, LDAR) et Terres Inovia (Clivot et al, 2019) au cours du projet Solébiom (PIVERT 2015-2018), publiée et mise en ligne dans l’actuelle version web de Simeos-AMG en 2019.

 

L’API Simeos-AMG est maintenant intégrée en arrière-plan, dans des outils MRV (Monitoring Reporting Verification) certifiés en France pour le calcul des Crédits Carbone conformes au Label Bas Carbone « Grandes Cultures », comme CarboneExtract et MyEasyCarbon, ou encore par l’outil développé par l’APAD dans le projet « Du Carbone Au Cœur des Sols ». Elle est aussi utilisée par des start-ups comme SysFarm ou par des bureaux d’étude comme le bien connu Carbone 4.

Et bien entendu, l’API Simeos-AMG est appelée par l’interface web Simeos-AMG qui sortira d’ici quelques semaines, et elle est un maillon essentiel de notre outil bas carbone API-C-GES, compatible Label Bas-Carbone, fraîchement mis en production et en cours d’intégration dans certains outils MRV « bas carbone » !

L’API Simeos-AMG intègre d’ores et déjà une voie de calcul dédiée à la Vigne dont les équations ont été développées avec l’IFV au cours du projet OAD-MO (FranceAgriMer 2018-2020), et permettra bientôt de réaliser les calculs pour des parcelles de Miscanthus. Des solutions existent néanmoins pour les utilisateurs souhaitant mobiliser cette voie de calcul en vigne en attendant une interface dédiée facilement utilisable.

En décomposant le calcul du bilan humique AMG à chaque sous-étape de calcul, l’API Simeos-AMG permettra rapidement d’ici la fin de l’année d’évaluer la contribution d’une culture au stockage de carbone organique du sol du système de culture, et d’allouer une partie de l’impact de leviers sur le stockage carbone à une culture ou au système de culture dans son ensemble.

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Simeos-AMG fait peau neuve et vous arrive en belle livrée dès le mois de juin !

Aujourd’hui, l’interface web de Simeos-AMG se transforme radicalement et s’enrichit en profitant des nouveautés développées en coulisses ces dernières années.

 Dès la mi-2024, elle offrira à ses utilisateurs une expérience

  • plus rapide: 1s de temps de calcul
  • plus ergonomique: Frise permettant de visualiser la rotation culturale, saisies simplifiées
  • plus personnalisable: possibilité de composer son propre mélange de couverts et de renseigner les caractéristiques de son propre PRO (produit organique)
  • plus complète: calcul fait sur deux couches de sol plus poussé, permettant de mieux prendre en compte les spécificités des systèmes convertis en ACS depuis longtemps, informations sur les entrées de carbone du système de culture, nouvelles cultures paramétrées

Dans une version « Experts », qui sera mise en ligne pour fin 2024, l’interface web de Simeos-AMG  fournira des sorties très détaillées : elles permettront d’analyser finement les sources de carbone qui alimentent le stock du sol (pailles, racines des cultures principales, biomasses des couverts, carbone des PRO, …) et donneront ainsi accès à une compréhension plus approfondie des ressorts du stockage de carbone dans le sol et de l’effet précis des différents leviers d’action à la disposition des agriculteurs pour piloter leurs systèmes de culture Bas Carbone.

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Terres INNOVATION

Organisé par Cérésia, Terres INNOVATION sera le rendez-vous incontournable des professionnels du monde agricole à la recherche de solutions et des dernières innovations porteuses de valeur pour toutes les Agricultures. Agro-Transfert fera partie des 180 exposants présents !

Plusieurs thématiques seront abordées par les membres de l'équipe au cours de cet événement :

  • Changement climatique : projection sur l'Agriculture de demain sous forme de conférence le 15 mai à 15h30.Intervenants : Agro-Transfert, ACTA, Groupama Nord Est, Crédit Agricole Nord Est, Péri G.
    L'équipe sera également présente sur le stand d'Agro-Transfert pour
    se projeter sur les évolutions climatiques en région, en comprendre l’impact sur les cultures régionales et s’approprier les leviers d’adaptation liés à l’eau.
  • Gazelle : Retrouvez le stand GAZELLE pour découvrir comment atteindre collectivement un objectif de résultats sur la qualité de l'eau. Au programme : découverte des résultats obtenus par nos groupes d'agriculteurs pilotes, manipulation des ressources pédagogiques autour de la gestion de l'azote et des pertes azotées, animation pour mieux gérer l'azote à l'échelle de son système, discussions autour du raisonnement par objectif de résultats, quizz et autres surprises...
  • Adventurh et Vivlébio en binôme avec Cérèsia sur les leviers de gestion alternatifs aux herbicides pour gérer les adventices annuelles (vulpin, ray grass, chénopode), mais également les vivaces (chardon, laiteron). Les modalités de mise en place (obtenues grâce à plusieurs années d’expérimentation) seront détaillées et mises en lien avec la biologie des espèces.  Échanges tout au long de la journée + mini-conférence à ??? h au niveau de la plateforme expérimentale.
  • Sol-D'Phy2 : Animation d’un atelier autour des outils de diagnostic simplifiés de la structure du sol : tige pénétrométrique, test bêche, mini-profil 3D.Explications et échanges sur la mise en œuvre de ces outils, leur complémentarité, et leur interprétation afin d’aider à la prise de décision.
  • Les projets A3CoSol (Azote et Adventices en Agriculture de Conservation des Sols – volet Azote) et ACS : C’boN à savoir seront présentés sur le stand d’Agro-Transfert lors de cet événement. Ce sera l’occasion d’exposer les objectifs de ces derniers et les méthodes mises en œuvre pour y parvenir ainsi que de mettre en avant leur complémentarité. En effet, le premier vise à acquérir des références concernant la gestion de la fertilisation azotée en ACS alors que le second valorise des connaissances scientifiques et techniques sur la gestion de l’azote, du stockage de carbone et la fertilité biologique des sols.
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TECH&BIO – 14 mai 2024 – Fondettes (37)

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Raisonner par objectif de résultats : mais qu’est-ce que ça veut dire ?!

Qu’est-ce qu’un objectif de résultat ?

L’objectif de résultat correspond à l’objectif stratégique que se fixe un groupe d’agriculteurs, dans un contexte donné, et qui servira de fil conducteur dans l’animation du groupe. Il traduit en d’autres termes la destination à atteindre.

Les objectifs de résultats, correspondant aux résultats finaux que l’on vise, sont souvent confondus, à tort, avec les objectifs de moyens qui correspond au « comment » et qui ne garantit pas d’atteindre le résultat final. Il est donc important de bien distinguer les deux et de privilégier la fixation d’objectifs de résultats avec les agriculteurs, bien plus motivants, inspirants et efficients !

Pourquoi raisonner par objectif de résultat ?

Ce qui compte, ce sont les résultats pas la voie pour y parvenir.

Un même résultat peut être atteint par de multiples voies différentes, dont certaines ne sont pas connues par l’administration, les organismes de recherche et développement ou par les agriculteurs. Raisonner par objectifs de résultats vise à trouver la voie qui correspond le mieux au système de production, au pédoclimat, à l’agriculteur, etc.

Structurer son raisonnement sur le résultat à atteindre plus que sur les moyens est donc plus pertinent pour s’adapter aux particularités et contraintes de chacun et pour imaginer de nouvelles pratiques. En visant un résultat sans imposer de moyens, on est plus créatif et enclin à chercher les pratiques adaptées pour y arriver.

Il s’agit d’une logique vertueuse : si le résultat est atteint, les pratiques mises en œuvre pour y parvenir peuvent être largement communiquées ; si le résultat n’est pas atteint, l’analyse des raisons permet de changer les pratiques l’année suivante afin d’y parvenir.

Qu’est-ce que cela implique pour l’agriculteur et l’animateur ?

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Les groupes pilotes du projet plus mobilisés que jamais !

Sur le groupe pilote de Caix 

Les agriculteurs du groupe de Caix ont pu tester de nombreux leviers d’action en 2023 : implanter des intercultures courtes derrière pomme de terre, retarder la date de destruction des repousses de colza, semer les couverts à la volée, etc. Afin de suivre ces actions, des pesées de biomasse ont été réalisées pour estimer la quantité d’azote piégé (outil MERCI) et des simulations avec l’outil Syst’N® ont été réalisées pour évaluer l’impact de ces leviers sur les pertes azotées.

Les agriculteurs se sont réunis le 13 novembre 2023, occasion de restituer les résultats des pesées de biomasse (repousses de colza & intercultures courtes) et d’échanger sur l’impact des différents leviers d’action mis en place. Puis direction les parcelles, pour échanger autour des couverts végétaux d’interculture longues et prendre les paris sur la biomasse produite et l’azote piégé.

Un atelier pour analyser collectivement les reliquats début drainage (RDD) de 2023 et les simulations avec Syst’N® a été organisé le 8 février 2024. Les agriculteurs ont pu échanger sur les résultats obtenus par rapport à l’objectif fixé sur ce groupe-là d’un RDD moyen inférieur à 40 kg N/ha. Les discussions ont notamment porté sur les facteurs pouvant expliquer ces résultats, sur les espèces présentes dans leurs couverts végétaux par rapport à la quantité semées et sur la prise en compte de l’azote restitué par ses couverts végétaux dans la méthode du bilan. De plus, à la demande des agriculteurs, un zoom sur les différentes sources de minéralisation grâce aux simulations avec Syst’N® a été réalisé: minéralisation issues des résidus des cultures, des couverts et de la matière organique du sol.

Enfin, début mars 2024 une formation sur la restitution des éléments minéraux autres que l’azote a été organisée. François Servain du LDAR est intervenu sur les phénomènes physico-chimiques qui régissent les différentes interactions entre les éléments minéraux dans le sol.

 

Sur le groupe pilote de Lesquielles

Les agriculteurs du groupe de Lesquielles se sont réunis fin novembre pour discuter des réussites et difficultés rencontrées dans la gestion des intercultures en 2023. Ils ont pu échanger notamment sur leur gestion des couverts d’intercultures longues (choix des espèces et des variétés, date de semis, date de destruction, mode de destruction, …). Cette réunion a également permis de présenter les résultats de la campagne 2022-2023 du groupe à partir d’une mise à jour du tableau de bord. Enfin la rencontre s’est clôturée par un tour des couverts dans les champs pour estimer l’azote piégé tout en soulignant leur rôle dans l’amélioration du RDD et in fine la qualité de l’eau.

Un autre atelier s’est tenu le 13 février 2024 pour analyser collectivement les RDD et les simulations avec Syst’N® mises à jour. Des leviers d’actions à tester en 2024 ont pu émerger pour atteindre leurs objectifs de résultats visant à limiter les pertes par lixiviation à 25 kg N/ha : semer ses couverts plus densement, mener des essais pour optimiser sa fertilisation azotée sur maïs, semer son blé plus tôt ou introduire une interculture courte après la culture de lin.

 

 

 

Sur le groupe pilote de Sacy et la plaine d’Estrées

Une rencontre a été organisée le 23 janvier 2024 avec les agriculteurs du groupe pilote et les agriculteurs des différents bassins d’alimentation de Captages (BAC) qu’anime Marie Gillet (animatrice du groupe et de ces BAC. Les agriculteurs ont pu échanger sur les résultats de la campagne de RDD 2023, par sous-groupe, selon les précédents culturaux. L’objectif étant de réfléchir aux facteurs explicatifs des différentes valeurs de RDD et comprendre l’origine des pertes azotées. Par la suite, le tableau de bord du groupe pilote, mettant en valeur les pratiques choisies par les agriculteurs du groupe pour améliorer la qualité de l’eau, a été présenté aux autres agriculteurs des BAC. Par ailleurs, les résultats des leviers testés sur les autres groupes pilotes du projet GAZELLE ont pu être partagés et discutés, de quoi inspirer les agriculteurs des BAC.

Dans la continuité de cette réunion, Marie a organisé un point individuel avec les agriculteurs du groupe pilote. Elle a pu refaire un point sur l’analyse des RDD pour creuser les facteurs de pertes de chacun et construire le plan d’action de 2024, traduit en tableau de bord. Elle a également profité de ces rencontres pour travailler sur l’une des actions proposées dans le tableau de bord du groupe « Ajuster son PPF à partir des données mesurées » avec les agriculteurs, pour approfondir l’azote apporté par les couverts et l’azote minéralisé par l’humus du sol.

Sur le groupe Agr’eau-logic dans le cambraisis

Les agriculteurs du groupe pilote ont pu se réunir le 15 décembre pour faire un bilan des actions réalisées en 2023 sur les couverts d’interculture longues et courtes. Les RDD et pesées de biomasse ont été partagés. L’idée étant d’évaluer l’azote en jeu sur la parcelle, c’est-à-dire la quantité d’azote restant dans le sol au début drainage en parallèle de la quantité d’azote capté par les couverts.

Le 02 février 2024 Marie-Astrid Bouchard, enseignante-chercheure à Junia, est intervenue pour présenter la première année de résultats du projet RECHARGE sur l’impact de la gestion des couverts d’interculture sur la recharge de la nappe. Trois modalités d’interculture ont été testées sur la parcelle d’un agriculteur du groupe : un sol nu, un couvert d’avoine et un mélange moutarde-phacélie. Par ailleurs, les agriculteurs ont pu, au cours de cette rencontre, analyser et interpréter les simulations avec Syst’N® des parcelles suivies. L’animation a alors consisté à apporter des éléments de connaissances sur la dynamique d’azote et faire émerger des leviers d’actions pour réduire les pertes azotées en lien avec l’objectif de résultats sur ce groupe, qui pour rappel est de réduire les pertes azotées de 30% d’ici 3 ans tout en visant une dynamique de stockage de carbone dans les sols.

Enfin, le groupe d’agriculteurs a mis en évidence le besoin de discuter et d’échanger autour des couverts végétaux. Un groupe d’échange de pratique a donc été organisé le 5 mars avec comme objectif de réfléchir au cas par cas à l’optimisation de la gestion de l’interculture (choix des espèces, cultures suivantes, etc).

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Webinaire 05/04/24 Chénopode blanc et datura stramoine

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Prévibest : prévenir les risques de tassement des sols en systèmes betteraviers

Damian Martin1 et Thomas Leborgne2 ont présenté le futur outil d’aide à la réflexion devant l’assemblée des 16èmes rencontres Comifer-Gemas 2023. Cette présentation a été réalisée avec l’appui de Rémy Duval2, Pierre Dul2, Annie Duparque1 et Vincent Tomis1.
1 Agro-Transfert RT, 2ITB

 

 Contexte et enjeux

La préservation de la qualité des sols est un enjeu majeur de l’agroécologie et de la durabilité des systèmes d’exploitation. L’évolution récente et rapide des types de matériels utilisés dans les chantiers de récolte de betterave sucrière, caractérisés par des charges à l’essieu très élevées, et en parallèle la nécessité pour l’industrie sucrière d’augmenter les durées de campagne d’approvisionnement des usines, concourent à accentuer les risques de générer des tassements en profondeur dans les systèmes de cultures betteraviers.

Ces tassements profonds, non corrigeables par des interventions mécaniques ultérieures, peuvent avoir des conséquences agronomiques sur les cultures (occupation racinaire limitée, moindre accès à l’eau, etc.). L’ITB, Agro-Transfert RT et Tereos ont construit le projet PréviBest[1] dans l’objectif, après avoir évalué expérimentalement les conséquences de tassements profonds sur la productivité des cultures suivantes, d’élaborer une première version fonctionnelle d’un outil d’aide à la décision tactique qui facilite les choix des agriculteurs, des responsables de chantiers (CUMA, ETA), des services d’approvisionnement d’usines sucrières, afin d’éviter la formation de tassements profonds lors des récoltes de betteraves.

 Principes et fonctionnement de l’outil

Les règles de décision mises en jeu par l’outil reposent sur un double diagnostic de risque physique d’engendrer un tassement profond dans les conditions de récolte considérées et de risque de perte de productivité ultérieure selon la sensibilité du système de culture considéré (établie sur la base des données expérimentales obtenues dans le cadre du projet). Chacune des situations de récolte retenue est décrite par le type de machines mises en œuvre sur le chantier et leur caractéristiques (nombres d’essieux, charge, pneus), par le type de sol et par son état hydrique.

Un diagnostic de risque de compactage superficiel ou profond est ensuite établi. En cas de risque, l’outil propose d’agir sur différents leviers accessibles aux acteurs qui pilotent les chantiers (charges maximales acceptées des machines, possibilités de retarder une récolte…), visant à diminuer le risque de tassement en profondeur par rapport à la situation initiale.

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